Soutenance de thèse – Alice Mazen – 04 juillet 24 – Portrait de la musique klezmer dans le contexte parisien actuel, exploration ethnomusicologique du Revival klezmer parisien

Alice Mazen soutiendra sa thèse le jeudi 4 juillet 2024 à 9 h, Maison de la Recherche, 28 rue Serpente  :

Portrait de la musique klezmer dans le contexte parisien actuel, exploration ethnomusicologique du Revival klezmer parisien.  
thèse préparée sous la direction de François Picard, Sorbonne Université, IReMus

La musique klezmer, autrefois pratiquée par les musiciens juifs ashkénazes pour animer les célébrations liées à la vie juive en Europe de l’Est, s’est enrichie par les migrations et appauvrie par les nombreux pogroms subis par le peuple juif. Parallèlement au « revival » de la musique klezmer aux Etats-Unis dans les années 1970, la scène musicale klezmer parisienne a connu un renouveau et elle s’est depuis lors développée avec divers ensembles pratiquant exclusivement la musique klezmer, d’autres combinant musique klezmer et chant yiddish, et des ensembles pédagogiques. La scène musicale klezmer s’est alors démarquée par sa démarche musicale, à la croisée de la conservation et de l’innovation. En adoptant une approche ethnomusicologique, cette thèse explore les multiples dimensions de la scène musicale klezmer parisienne actuelle, en se concentrant sur sa définition, son rapport au contexte, son interprétation musicale et sa transmission. Par une analyse précise des discours, cette thèse montre comment la définition du mot « klezmer » évolue au fil du temps et s’adapte aux contextes de pratique et aux interprétations des musiciens, pour différer parfois de celle donnée par les écrits musicologiques. En adoptant une démarche comparative et grâce à l’observation des rassemblements yiddish tenant une place importante dans la transmission internationale de la musique klezmer, cette thèse vise à enrichir la compréhension de la diversité culturelle parisienne en observant quelle place la musique klezmer tient dans le paysage urbain parisien d’une part, et dans une communauté klezmer internationale d’autre part.

Klezmer music, formerly practiced by Ashkenazi Jewish musicians to enliven celebrations linked to Jewish life in Eastern Europe, was enriched by migrations and impoverished by the numerous pogroms suffered by the Jewish people. Parallel to the « revival » of klezmer music in the United States in the 1970s, the Parisian klezmer music scene experienced a revival and it has since developed with various ensembles practicing exclusively klezmer music, others combining klezmer music and Yiddish singing, and educational ensembles. The klezmer music scene then stood out for its musical approach, at the crossroads of conservation and innovation. By adopting an ethnomusicological approach, this thesis explores the multiple dimensions of the current Parisian klezmer musical scene, focusing on its definition, its relationship to the context, its musical interpretation and its transmission. Through a precise analysis of the discourses, this thesis shows how the definition of the word « klezmer » evolves over time and adapts to the contexts of practice and the interpretations of the musicians, to sometimes differ from that given by the musicological writings. By adopting a comparative approach and thanks to the observation of Yiddish gatherings holding an important place in the international transmission of klezmer music, this thesis aims to enrich the understanding of Parisian cultural diversity by observing what place klezmer music holds in the landscape. Parisian city on the one hand, and in an international klezmer community on the other. 

Société française d'ethnomusicologie