Soutenance de thèse de doctorat de Simon Debierre préparée sous la direction de Rainier Lanselle
Écriture et pratique de la musique lettrée en Chine prémoderne: l’exemple du manuel Wuzhi zhai (ca. 1724) pour cithare qin
La soutenance aura lieu le lundi 2 novembre 2026, à partir de 10h, au site Sorbonne de l’École Pratique des Hautes Études, dans la salle D064 Gaston Paris, Escalier E, 1er étage (entrée par le 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris, voir plan joint).
Le jury sera composé de :
• M. Rainier Lanselle, Directeur d’études, École Pratique des Hautes Études-PSL, directeur de thèse
• Mme Barbara Mittler, Professeur des universités, Universität Heidelberg, rapporteur
• Mme Siyan Jin, Professeur des universités, Université d’Artois, rapporteur
• Mme Xiaolian Dai, Professeur des universités, Shanghai yinyue xueyuan (Shanghai Conservatory of Music), examinateur
• M. François Picard, Professeur des universités émérite, Sorbonne Université, examinateur
• Mme Valérie Lavoix, Maître de conférences, Institut national des langues et civilisations orientales, examinateur
Pour accéder au site, il vous faudra être muni·e·s d’une pièce d’identité ; le personnel présent à l’entrée pourra vous demander d’ouvrir vos sacs.
La soutenance sera suivie d’un pot auquel vous êtes convié·e·s. Pour établir la liste des personnes invitées autorisées à entrer dans les bâtiments de l’Université afin d’assister à la soutenance, je vous remercie de m’indiquer votre présence à l’adresse simon.debierre@gmail.com
Résumé :
Cette thèse porte sur l’étude du qixian qin 七弦琴 (heptacorde), également dénommé guqin 古琴 (cordophone antique), ou plus simplement qin 琴(cordophone). Cette cithare d’Asie orientale se pratique dans sa forme actuelle depuis probablement la dynastie des Han orientaux (25-220 de notre ère).
Reflet de cette longévité exceptionnelle, cet art conserve une littérature considérable prenant la forme de manuels compilés depuis le XIIe siècle. Au sein de ce corpus, le Wuzhi zhai qinpu五知齋琴譜 (Manuel de qin du cabinet des cinq connaissances) occupe une place singulière que nous étudions à la croisée de trois approches : celles de la philologie, de l’histoire et de l’analyse musicale. Cette méthodologie ne va pas de soi, tant elle implique de réintégrer la pensée de l’instrument, marqueur privilégié de l’identité lettrée, dans sa dimension hautement technique.
Pour ce faire, et outre la question de l’établissement d’une édition critique à l’ouvrage, je développe une réflexion épistémologique sur l’analyse de sa notation musicale, proposant alors une formalisation méthodologique pour une analyse historiquement informée.
Véritable témoin historique et culturel de son temps, l’étude de la postérité de ce manuel offre également une clef de compréhension de la modernisation de l’enseignement supérieur de la musique en Chine, tant les airs consignés dans le Wuzhi zhai constituent, encore aujourd’hui, le cœur battant du répertoire enseigné en conservatoire.