À propos de Jean-Loup Amselle, L’Occident connaît la musique : Musiques du monde et ethnomusicologie

La Société française d’ethnomusicologie souhaite faire connaitre la parution d’un article d’importance concernant notre discipline, disponible sur Cairn :
Faut-il débrancher l’ethnomusicologie ? Par Victor A. Stoichiţă, Adèle Caussanel, Sarah Khalil et Sandro Topouria

Cet article, qui fait suite à la parution aux Cahiers d’ethnomusicologie d’un article de Luc Charles-Dominique sur le même ouvrage et qui en pointait déjà l’aspect polémique, est une réponse collective absolument nécessaire à l’ouvrage de Jean-Loup Amselle L’Occident connaît la musique : Musiques du monde et ethnomusicologie (Mimésis, 2024), qui répand une vision pour le moins datée, inexacte et non informée des objets, méthodes et cadres théoriques de l’ethnomusicologie.

Que l’auteur y clame lui-même sa « méconnaissance de la musique » (p.63) ne peut que, malheureusement, expliquer les nombreux à-peu-près et confusions, les présuppositions montées de toute pièce, auxquels s’ajoutent des sources bibliographiques datées et parfois simplistes, le tout reposant sur une vision manichéenne de la rencontre musicale.

La richesse des thématiques abordées lors de nos dernières Journées d’Etude nous permet de penser que l’ethnomusicologie est au contraire une discipline vivante et en mouvement tant sur les terrains qu’elle investit que dans ses méthodes, et qu’elle constitue par là un outil pertinent pour explorer la complexité du monde d’aujourd’hui et cette pratique qui nous relie toutes et tous, ethnomusicologues : la musique.

Geoffroy Colson, président

Société française d'ethnomusicologie